Au reste je vis dans un F3 quelconque d’une cité dortoir depuis lequel je peux observer la misère du monde près du radiateur et de la fenêtre… Je ne suis touché par rien, oui rien en me touche sauf quand je déprime dans ce F3 quelconque alors je me dis : « Je déprime dans ce F3 quelconque alors que des familles de douze personnes vivent dans ce qui pourrait ressembler à mes chiottes. Non, mais ça va pas. Je parle tout seul en plus. Faut qu’ j’arrête. »
Sur ce grand moment de vie urbain, ma grand-mère, qui fait partie de l’oligopole de la normalité, entre dans ma chambre accompagnée par une banane qui lui tient la main – elle est vieille quand même – et me dit énergiquement : « C’est la banane que tu cherches, j’ l’avais changé de place à cause du soleil. » Si c’est être normal alors que Dieu me crapahute. J’étais béat face à cette affirmation surréaliste, ne répondant juste : « Qu’est-ce que tu veux que ça me foute ? » au risque de passer pour un sapajou élevé par Carlos. Cet exemple de normalité se vexa. Y’a pas à essayer de chier par la pine, je suis anormal. Mais on l’a bien mérité, on ne s’est pas plié, on n’a pas rompu.
Pour finir en étant normal, je vais aller me coucher après avoir regardé le téléfilm débandant de TF1 et m’être enfilé un suppo. Satan, va. » Ce passage suscité est une missive envoyée quelques jours avant les événements qui vont suivre. Le destinataire de ce délire paranoïde est la raison de ce que vous nommerez démence chez moi et ce que je qualifierais de résultat intrinsèque inconscient dont les autres sont la cause. La haine est partie de la différence : elle ravagera tout, y compris nous.
:D……..j’ai aussi habité un F3 minable dans une citée dortoir………aux fenêtres duquel j’admirais le noir exemple de ce que produit la réalité……..la haine me demandant plus de rage qu’il me reste………. mon inconscient, heureusement, délire devant ces accès de conscience que d’autres que moi déclenchent…….. les affligeant inconsciemment par le dénouement de mes réflexions malgré moi sordides………..
Quel est donc l’instigateur d’un tel état chez toi?
Le nommer ne saurait l’effacer, au pire cela l’édifierait comme une fondation essentielle à ta réflexion.
Le taire ferait germer une hantise en toi…
Le comprendre t’enlèverais une partie de ta propre compréhension,
Alors il faut l’admettre, comme une part de ce qui t’afflige, comme un ennemi pouvant t’atteindre sur son terrain mais pas sur le tien.
L’adversité…. guerre épuisant notre humanité…
T’inquiète pas pour Loume, il vit sereinement bien au chaud au fond d’un cerveau.
Je m’inquiète plus de rien depuis que j’ai lu son livre….j’ai la solution à toute inquiétude.
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